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COL DE TENNEVERGE - 2484m
08/10/2006
Atteindre au mieux à travers bois (ou préférentiellement par le lit du torrent de la Pierrette) le cône d'éboulis de la Méridienne, bien visible depuis la piste.
Passée la cascade de la Méridienne, le Pas Noir, petit couloir-cheminée schisteux sur la gauche, constitue la seule difficulté technique du parcours, facile toutefois (II) mais particulièrement humide et délité, notamment sur son final, assez délicat à redescendre, et sans possibilité d'assurance.
Une raide pente herbeuse lui fait suite, parcourue d'une bonne trace, glissante à la descente (boue), jusqu'à la Croix Moccand (qui n'en n'est pas une, ne cherchez pas !).
Puis la trace se poursuit à droite, à flan, pour franchir en deux temps le premier cirque rocheux (passage de la Rigole) sur une vire horizontale spectaculaire, facile mais très exposée (impraticable en neige).
On aborde ensuite le 2ème cirque, plus vaste, où l'on perd la trace, dès la traversée de la Fontaine d'Or. L'exposition est moindre mais la progression particulièrement pénible, dans un raide chaos d'éboulis schisteux instables, coupés de nombreuses ravines croulantes (passage des "Gures"), où l'on s'efforcera de choisir l'itinéraire "le moins pire". On retrouve quelques cairns sur le final et un semblant de trace, avant de basculer, par un pas aérien, sur le versant Sud.
S'en suit un passage de cailloutis raide et exposé qu'on traverse tant bien que mal en légère ascendance (casse-gueule au retour) pour atteindre les flancs herbeux malcommodes de la face Sud, surmontés d'une petite barre.
Celle-ci présente un point faible en son milieu, passage de gradins rocheux, où j'ai finalement renoncé, après plusieurs tentatives et quelques frayeurs, au niveau d'un pas humide et exposé (à deux et assurés, peut-être…). Pour plus de sécurité, on contournera l'obstacle par la voie normale, en traversant le torrent de Pissevache et remontant les pentes herbeuses en rive gauche du vallon.
Une fois ces ultimes difficultés surmontées, les alpages de Tenneverge (où l'on s'amusera à dénicher les cabanes de Tenneverge et des Gardes, si l'on a du temps à tuer), dominant le vertigineux à-pic du Fer à Cheval, promettent encore 500m de dénivelé, dans les mamelons herbeux tourmentés en rive droite du torrent central, ou dans le pierrier de sa rive gauche, jusqu'aux abords du col.
Par une bonne trace dans un chaos pierreux plus impressionnant que réellement dangereux, on pourra atteindre le sommet du Tenneverge, d'abord par de larges lacets contournant par l'Ouest la tour cotée 2760, puis par une vire horizontale en direction du Grain de Sarrasin et enfin par la crête rocheuse finale, conglomérat de plaques et dalles rocheuses raides mais sans commune mesure avec les difficultés rencontrées jusque-là (mais que j'ai préféré éviter aujourd'hui compte-tenu de la petite couche de fraîche).
Pour éviter un retour pénible par l'itinéraire du Pas Noir, on pourra laisser un véhicule à Emosson (depuis Sixt, c'est pas la porte à côté !), ce qui permettra une descente par la voie normale versant suisse (à peine 1000 petits mètres de dénivelé !). Les plus costauds, ou les plus fous, tenteront la traversée intégrale par le Ruan avec un retour sur la Vogealle... ça laisse rêveur.
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