Pié
Bérarde, Ruinette et plus tard, Mont Vélan, ces mois
de Mai et Juin 2000 sont consacrés à des sorties en
amoureux pour le couple infernal, auquel je me greffe tel le morpion
à sa paire de couilles. J'essaierai de ne pas démanger.
Faites comme si je n'étais pas là…
Profitant d'un week-end à rallonge, nous visons le secteur
de Chanrion qui offre de nombreuses possibilités. La première
journée est consacrée à la montée à
la cabane de Chanrion, montée qui longe d'abord l'immense lac
de Mauvoisin. Nous sommes seuls à la cabane. Je tiens la chandelle...
Le lendemain,
nous choisissons, à tout seigneur tout honneur, de débuter
par la Ruinette, point culminant du secteur. Après la longue
remontée du vallon du Brenay, nous tirons plein N pour rejoindre
le petit glacier de la Ruinette. Nous atteignons la courte arête
sommitale, d'abord rocheuse puis neigeuse et enfin la petite croix
en fer forgé. Sous un ciel plombé, nous rejoignons le
refuge où nous nous offrons une après-midi de récupération
et de réflexion. Les idées pour le lendemain ne manquent
pas. Bec d'Epicoune, Aouille Tseuque, Mont Gelé, Mont Avril,
Tournelon Blanc… Plus la météo se dégrade
plus nous revoyons nos objectifs à la baisse. Wait and see...
Au réveil, le ciel est complétement bouché. Nous
attendons une éventuelle amélioration qui ne vient pas.
Peut-être pourrait-on tenter le modeste Mont Avril ? A quoi
bon, dans ces conditions… Frustés, nous décidons
de redescendre, en empruntant, pour changer, le col de Tsofeiret et
la rive droite du lac. Avec un petit goût d'inachevé
dans la bouche...